Entre rêves, incertitudes et nouveaux départs, le chanteur THIH trouve dans la musique un espace pour transformer ses expériences personnelles en récit et en lien avec autrui. Dans le single « Que Bom Seria » (Comme ce serait bien), l’artiste revisite des moments de doute, de perte et de reconnexion avec son propre but, réfléchissant à la persévérance, à la liberté créative et au courage de croire même sans garanties. Dans l’interview, il se souvient de ses débuts à l’adolescence, parle de l’impact des pauses et des redémarrages sur son parcours et révèle comment le travail en solo est devenu un moyen de raconter sa propre histoire avec authenticité et espoir.
« Que Bom Seria » (Comme ce serait bien) est née d’un entre-deux, entre rêve et incertitude. À quel moment de votre vie avez-vous réalisé que vous deviez transformer ces sentiments en musique ?
C’était tout à fait naturel. J’ai toujours eu l’habitude de chanter, et à 14 ans, ma première composition a vu le jour. D’un simple fredonnement sous la douche, un refrain entier m’est venu à l’esprit. À l’époque, je n’avais pas de téléphone portable, alors je me souviens être sortie en courant, toute trempée, avoir attrapé un carnet et avoir noté cette idée.
Cette chanson, « Mudei de Ideia » (J’ai changé d’avis), ouvre même mon premier EP, « Outros Tempos » (Autres temps). Dès lors, composer est devenu une habitude. À la moindre occasion, je prenais mon carnet et j’essayais d’écrire. Transformer mes sentiments en musique est un véritable plaisir.
Cette chanson parle avant tout de croire, même sans garanties. Vous souvenez-vous d’un moment où vous avez douté de votre chemin, mais avez décidé de persévérer malgré tout ?
À plusieurs reprises, j’ai songé à abandonner. De nombreux événements ont jalonné mon parcours : la perte partielle de ma voix, la fin d’une longue relation, un déménagement, entre autres. Tout cela a profondément bouleversé mes projets et mes idées, et durant cette période, je me suis complètement éloignée de la musique.
Mais lorsque j’ai renoué avec moi-même, ce rêve est revenu plus fort que jamais. C’est alors que je me suis investie à 100 % dans le projet initial et que j’ai commencé à aller en studio chaque semaine pour produire des chansons que j’avais déjà composées. De ce processus est né l’EP Outros Tempos.

Dans le communiqué de presse, vous évoquez cet espace entre la peur et l’espoir comme le lieu où naît la musique. Qu’est-ce que cela représente pour vous de créer précisément à partir d’un sentiment aussi délicat ?
Cette chanson est une pure expression d’émotion. Son écriture a été un véritable dialogue entre mon moi actuel et mon moi futur. Le refrain représente tout ce que j’imagine vivre un jour.
Le refrain évoque l’image de voix chantant à l’unisson et de rêves prenant forme. En vous imaginant dans cette situation, qu’est-ce qui vous touche le plus : la scène, le public ou le sentiment d’avoir persévéré ?
Dans ce cas précis, je ne peux choisir qu’une seule chose. Toutes trois me touchent profondément. De plus, sans persévérance, il n’y aurait ni scène ni public pour partager ces beaux moments.

Vous avez grandi dans un environnement profondément imprégné de musique et avez été inspirée par le chant de votre père. À quel moment avez-vous réalisé que chanter pouvait aussi être une façon de raconter votre propre histoire ?
La musique a toujours été un passe-temps chez moi, mais le désir de raconter ma propre histoire est vraiment apparu après avoir composé ma première chanson.
Après des expériences au sein de groupes et de projets collaboratifs, le travail en solo s’est imposé comme un espace d’autonomie. Qu’avez-vous découvert sur vous-même en commençant à composer seul(e) ?
J’ai découvert la liberté de créer des paroles et des mélodies à partir des références que j’aime, sans me soucier de l’approbation ou de l’acceptation d’un groupe.

« How Good It Would Be » parle de vivre le moment présent sans cesser de rêver à l’avenir. Aujourd’hui, quel rêve vous motive encore au quotidien ?
Absolument, mon rêve est de me produire dans les plus grands événements et festivals alternatifs du pays et de faire en sorte que ma musique touche un public de plus en plus large.
Si quelqu’un écoutait cette chanson lors d’un moment de doute ou d’insécurité, que souhaiteriez-vous qu’il ressente à la fin de la chanson ?
Je veux que vous ayez de l’espoir, que vous compreniez que tout est possible et que vous n’abandonniez jamais votre rêve, aussi grand soit-il.
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