Le groupe Dona Olga sortira le single « Invisível » le 24 avril. Ce titre marque une nouvelle étape dans leur parcours, alliant une intensité sonore à des réflexions sur la maturité, l’affection et les traces laissées par les expériences de la vie. Avec un son plus hardcore, le groupe affirme son identité musicale tout en transformant les angoisses liées aux désirs, à la réalité, à l’amitié et à l’amour en une chanson d’une grande intensité émotionnelle. Dans une interview, le groupe revient sur le processus créatif du morceau et son désir de susciter une réflexion urgente chez le public : vivre l’instant présent et chérir les moments passés avec ses proches.
« Invisible » parle de marques, d’histoires et de passage à l’âge adulte. Quelles expériences personnelles vous ont inspiré cette chanson ?
La musique a commencé à émerger de nos expériences partagées et de la maturation naturelle que le temps apporte. « Invisible » parle de la reconnaissance que les marques que nous portons — nos erreurs, nos succès et nos limites — nous façonnent. Elle puise sa source dans notre résilience quotidienne en tant qu’artistes et amis, dans la compréhension que la patience envers soi-même est le premier pas vers l’avenir, sans se victimiser.
Le morceau semble explorer cet espace entre nos désirs et la réalité. Qu’avez-vous le plus souhaité explorer au sein de cette tension ?
Ce qui nous intéressait le plus, c’était l’exploration de l’acceptation. La réalité ne correspond pas toujours à nos désirs, et c’est dans cet écart que réside la patience. Nous souhaitions aborder la question de la façon d’appréhender le passage du temps et les relations de manière plus consciente, en transformant la frustration face à la réalité en une quête de vertus plus solides, telles que l’amour et l’écoute.

Malgré un son plus percutant, la musique dégage une grande sensibilité. Comment avez-vous réussi à trouver cet équilibre entre puissance et vulnérabilité ?
Cet équilibre a fait l’objet de nombreuses discussions lors de la production au studio Navedois. La puissance provient de notre choix d’un son rock plus moderne, avec un enregistrement séparé des instruments pour obtenir des sonorités de batterie et de guitare plus agressives. La vulnérabilité réside dans les paroles et l’intention derrière les cris et les riffs de guitare. Nous voulions un son percutant, mais un message réconfortant, une profonde réflexion. Bill Zander a joué un rôle essentiel pour trouver cet équilibre sans perdre la sensibilité du message.
Vous décrivez « Invisible » comme une chanson construite à partir de réflexions sur la vie, l’univers, l’amitié et l’amour. Comment avez-vous vécu la transformation de thèmes aussi vastes et intimes en une chanson simple et directe ?
Ce fut un processus de dialogue intense, arrosé de bières et d’esfihas dans notre « chez-nous ». Le privilège d’avoir notre propre studio nous a permis de peaufiner sereinement ces thèmes ambitieux jusqu’à obtenir un son cohérent. Nous recherchions une histoire qui dépassait le cadre du groupe, et cela n’avait de sens que parce que nous étions tous les cinq là, à insuffler nos intentions dans chaque détail technique.

Ce single semble marquer un tournant, voire une consolidation, dans l’identité du groupe. Selon vous, que révèle « Invisible » sur la phase actuelle de Dona Olga ?
Ce film marque un tournant. « Invisible » révèle une Dona Olga plus mûre et plus affirmée esthétiquement. Il témoigne de notre quête d’excellence, sans pour autant perdre de vue l’essence de notre amitié ni la liberté de création.
L’idée de vivre l’instant présent et de chérir ceux qu’on aime porte un message fort. Ce sentiment d’urgence découle-t-il davantage d’expériences personnelles ou de votre vision du monde actuel ?
C’est un mélange des deux. Cela découle de nos expériences personnelles, de l’importance que nous accordons au maintien de notre amitié tout au long de l’enregistrement, mais c’est aussi une réaction à la course effrénée du monde extérieur. Vivre l’instant présent et chérir ceux que nous aimons est notre façon de résister à ce tourbillon.

Après avoir bâti une carrière sur la scène indépendante, avec de nombreux concerts et albums, comment estimez-vous avoir mûri en tant que groupe pour arriver à cette chanson ?
Notre maturité est avant tout le fruit de l’écoute et de la patience. Après tant de concerts et de tournées, nous avons compris que la sérénité durant la préproduction est un privilège qui se reflète dans la qualité finale. Ce single est le résultat d’une approche plus sereine, où nous avons pris le temps de choisir avec soin chaque timbre et chaque collaborateur, comme Bill, pour obtenir le son dont nous rêvions.
Lorsque le public entendra « Invisible », quel sentiment ou quelle réflexion aimeriez-vous qu’il conserve après la fin du morceau ?
Nous souhaitons que cela suscite un sentiment de renouveau. Nous voulons qu’à la fin de l’écoute, l’auditeur ressente que, malgré les « cicatrices invisibles », il est possible d’envisager l’avenir avec prospérité et espoir. Nous voulons que cela fasse écho à l’idée que reconnaître sa propre vulnérabilité n’est pas une faiblesse, mais la force nécessaire pour toujours aller de l’avant.
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Dona Olga mise sur le poids et la réflexion dans son single « Invisible »