Elle commente l’influence des normes sur la perception des femmes et met en avant une vision plus consciente et moins idéalisée de sa propre image.

Geise Alves a choisi d’aborder de front un sujet souvent tabou sur les réseaux sociaux lorsqu’il s’agit de beauté féminine. Dans son discours, elle affirme que la question dépasse le simple goût personnel ou l’estime de soi et implique une construction, des choix conscients et l’impact de l’image sur le traitement quotidien des femmes.

Connue pour se qualifier de « femme-trophée », Geise explique que cette étiquette n’a jamais été un problème pour elle, mais plutôt un point de réflexion sur son image et son positionnement.

« Quand on est avec un homme qui a du succès, on a naturellement envie d’être à la hauteur, non par obligation, mais par choix. On souhaite être belle, se présenter sous son meilleur jour à ses côtés, et c’est très valorisé », déclare-t-elle.

Malgré son assurance actuelle, son parcours esthétique a connu des moments délicats. L’une de ces mésaventures s’est produite lors d’une opération d’implants mammaires dont le résultat n’a pas été à la hauteur des attentes.

Geise Alves
Geise Alves

« Lors de la troisième opération, quelque chose a mal tourné. Le résultat était catastrophique, avec des cicatrices… c’était un véritable désastre », se souvient-elle. Selon elle, l’impact a été profond sur son estime de soi. « Pendant un certain temps, je ne me sentais même plus à l’aise devant mon mari. J’évitais même de me regarder dans le miroir », confie-t-elle.

Cette expérience a finalement redéfini son rapport à son propre corps. « Il ne s’agit pas seulement d’apparence. Il s’agit de ce que l’on ressent à l’intérieur de son propre corps », explique-t-elle, clarifiant ainsi son changement de perspective sur la chirurgie esthétique.

Lorsqu’elle aborde les normes de beauté, Geise adopte un ton direct. Elle reconnaît que son image n’est pas uniquement le fruit de la génétique, mais aussi d’un processus continu de soins et d’interventions.

Geise Alves
Geise Alves

« Sans idéaliser, ma beauté s’est construite. Elle est le résultat d’une alimentation équilibrée, d’un entraînement régulier, de constance et d’interventions qui ont accéléré le processus », conclut-elle. Et elle a ajouté : « La beauté naturelle est un atout. Mais une beauté exceptionnelle exige de l’entretien. Quiconque prétend le contraire n’a soit pas atteint ce niveau, soit manque de sincérité. » Cette perspective a également modifié sa vision de l’impact de l’apparence sur les relations sociales et professionnelles.

« On vous traite différemment selon la façon dont vous vous présentez. On vous écoute davantage, on vous respecte davantage », a-t-elle affirmé. Dans ce contexte, elle a révélé avoir repensé sa routine de soins : « Se préparer n’est plus une simple question de vanité. C’est devenu une stratégie. »

Geise a ensuite détaillé les traitements qu’elle considère comme faisant partie de cet entretien esthétique, en insistant toujours sur l’équilibre.

« Il est judicieux d’investir dans ce qui améliore la qualité et la structure de la peau. Laser, biostimulateurs de collagène, injections régulières de Botox et injections de comblement bien réalisées, sans exagération », a-t-elle souligné. Elle a également évoqué la chirurgie. « Les implants en silicone, par exemple, changent l’estime de soi de nombreuses femmes. Mais si l’intervention est mal réalisée, elle peut faire plus de mal que de bien », a-t-elle averti.

Pour elle, la véritable différence entre les femmes qu’elle admire ne réside pas dans l’ostentation visuelle, mais dans la constance avec laquelle elles prennent soin d’elles. « Il ne s’agit pas de dépenser sans compter, mais de ne pas se négliger. La différence se situe rarement au niveau des vêtements, mais plutôt dans la qualité des soins apportés », a-t-elle observé.

Enfin, Geise a reconnu avoir été influencée par des références extérieures dans ses choix esthétiques, mais elle considère aujourd’hui cette attitude avec plus de prudence : « Avant, je pensais pouvoir atteindre un certain idéal en observant les autres femmes. Et c’est dangereux. Vouloir évoluer est sain. Vouloir devenir quelqu’un d’autre finit toujours mal. »

(Photos : Archives personnelles)