L’Association des Diplômés de l’Académie Brésilienne des Lettres, ADABL, a organisé, dans la Salle José de Alencar de l’Académie Brésilienne des Lettres, au Palais Austregésilo de Athayde, une nouvelle rencontre consacrée à la valorisation de la culture, de la littérature, de l’éducation et de la mémoire nationale. La réunion, tenue dans la Maison de Machado de Assis, a rassemblé des membres de l’association, des familles, des invités et des personnalités liées à la vie intellectuelle brésilienne.

À la tête de l’ADABL, la présidente Zélia Maria Fernandes da Silva a réaffirmé la force d’un travail qui traverse les générations. Depuis soixante ans, Zélia promeut des rencontres, des hommages, des conférences et des initiatives culturelles qui préservent le lien entre la société civile et l’une des institutions les plus symboliques de la vie littéraire du Brésil. Son action, à la fois discrète et ferme, a transformé l’ADABL en un espace de convivialité académique, de reconnaissance publique et de valorisation des parcours consacrés à la culture brésilienne.

L’événement a également été marqué par la prise de possession académique infanto-juvénile et par des hommages rendus à des personnalités ayant contribué à la culture nationale. Parmi les moments forts de la rencontre figurait la remise du Mérite Culturel Austregésilo de Athayde à la journaliste Claudia Cataldi et à la psychologue Nanci Garrido, qui ont présenté la conférence intitulée « Traversée des ancêtres aux descendants. Le rôle du parcours de la femme comme mère, travailleuse et transmettrice de valeurs ».

Le choix du thème a donné à la rencontre une dimension particulièrement sensible. En abordant la femme comme lien entre les générations, le travail, la famille, la mémoire et les valeurs, le programme a réaffirmé une conviction défendue par la présidente Zélia elle-même : « Les femmes ne savent pas la force qu’elles auraient si elles étaient toutes unies. » Cette phrase résume l’esprit de l’événement et traduit l’importance de reconnaître les femmes qui construisent, éduquent, communiquent, accueillent et préservent les histoires.

La présence de l’académicie n immortel de l’Académie Brésilienne des Lettres, Godofredo de Oliveira Neto, a également donné un relief particulier à la programmation. L’écrivain a présenté une conférence autour de son livre « Ana et la marge du fleuve : confrontation linguistique et civilisations », élargissant le dialogue entre littérature, identité, langage et formation culturelle.

Plus qu’une réunion associative, cette rencontre de l’ADABL a réaffirmé le rôle de la culture comme instrument d’appartenance, de reconnaissance et de continuité. Sous la direction de Zélia, l’institution maintient vivante une tradition qui rapproche les générations, valorise la pensée, célèbre la parole et honore celles et ceux qui contribuent à la construction symbolique du Brésil.
Dans la Maison de Machado de Assis, l’ADABL a démontré, une fois encore, que la mémoire n’est pas seulement souvenir. Elle est présence, responsabilité et engagement envers l’avenir
La Présidente Zélia fait de l’ADABL un lien entre littérature, histoire et avenir