Le groupe AÉREA présente une nouvelle interprétation de son identité sonore avec la sortie de « Balde D’Água (Acústico) », une réinterprétation qui mise sur une atmosphère plus organique et intimiste sans pour autant sacrifier l’intensité caractéristique du groupe. Inspiré par les rythmes populaires brésiliens et marqué par des éléments percussifs, le morceau réinterprète l’un des titres phares de l’EP d’AÉREA en abordant des thèmes tels que la résilience, les origines et la force du quotidien. Dans une interview, les membres évoquent le processus créatif collectif, le lien avec leurs racines brésiliennes et la recherche de nouvelles possibilités artistiques au sein de leur mélange de puissance, de poésie et d’identité brésilienne.
« Balde D’Água » était déjà un titre fort dans sa version originale, mais il bénéficie désormais d’une interprétation plus intime et organique. Que révèle cette réinterprétation acoustique sur la chanson, une facette peut-être plus cachée auparavant ?
Cette version a accentué la dimension brésilienne de la conception d’AÉREA. La prééminence de la voix, le refrain avec les claquements de mains à la fin du morceau, les percussions révèlent les références du groupe. Impossible de nier l’influence de Sepultura, Chico Science, O Rappa, Gal Costa et Elis Regina. (Jansen)
Vous évoquez un plongeon dans les racines brésiliennes, notamment les rythmes comme la ciranda et le maracatu. Comment ce lien avec la culture brésilienne contribue-t-il à définir l’identité sonore ? De la compagnie aérienne ?
L’identité brésilienne coule dans nos veines. Nous sommes Brésiliens et vivons depuis toujours dans cet environnement sain, riche en art et en culture. L’identité d’AÉREA se forge à partir de la fusion du bon vieux heavy metal et de la musique populaire brésilienne. (Jansen)
Les paroles de la chanson sont nées des biographies racontées par la mère, mêlées à ses propres expériences et à de nombreuses histoires similaires. Comment cette rencontre entre mémoire personnelle et expérience collective a-t-elle façonné l’essence de « Balde D’Água » ?
Parfois, le processus de composition s’apparente à un téléchargement. Il n’est pas toujours calculé. Balde D’água a réuni ces éléments biographiques et collectifs de manière très naturelle. La vie quotidienne et les souvenirs résident dans l’inconscient. Et garder l’esprit ouvert est une façon de canaliser cela. (Shallana)
Il y a quelque chose de très beau dans l’idée de transformer un morceau marqué par la force et la résilience en une version plus brute et sensible. Comment avez-vous réussi à trouver le juste équilibre entre délicatesse et intensité dans ce nouvel arrangement ?
Dès le départ, l’idée derrière la version acoustique était de conserver la puissance caractéristique d’AÉREA, tout en obtenant un son plus brut qui créerait une atmosphère plus pure et authentique. La conception de l’arrangement et le choix des instruments, comme la guitare à cordes nylon de Tony, l’alfaia et le mélodica, ont permis d’atteindre l’équilibre que la musique exigeait. (Shallana)

Le processus créatif collectif semble avoir été au cœur de cette version. Qu’advient-il de la musique lorsqu’elle cesse d’être seulement une composition et devient aussi un espace ? Comment s’est déroulé le processus de découverte entre vous en tant que groupe ?
Nous croyons au processus créatif spontané. Par exemple, lors des premières discussions autour de Balde Acústico, nous avons vu l’opportunité d’intégrer la basse « Maria-Gorda », un instrument que Fábio maîtrise déjà parfaitement, et elle s’accordait idéalement avec le projet. C’est ainsi que l’ensemble du projet a vu le jour. (Jansen)
AÉREA navigue entre la puissance du metal alternatif et progressif et la richesse de la musique brésilienne. Comment instaurer ce dialogue entre des univers qui, à première vue, peuvent sembler éloignés ?
Peut-être que cette distance n’existe pas vraiment. Peut-être qu’AÉREA perçoit ce lien parce que ce qui existe réellement, c’est la musique. Ces univers apparemment distincts se rejoignent par leurs similitudes dans les rythmes, les paroles et l’attitude. (Jansen)
Le DVD inclut également une vidéo reprenant des extraits des enregistrements, offrant ainsi au public une immersion au cœur du processus créatif. Pourquoi était-il important pour vous de montrer les coulisses et l’atmosphère de ce moment ?
La vidéo permet de partager le concept qui sous-tend cet arrangement, en invitant le public à s’immerger dans le processus créatif. (Shallana)
En revisitant « Balde D’Água » un an après la sortie de l’EP, que représente aujourd’hui cette chanson dans le parcours du groupe, et qu’espérez-vous que le public ressente en la redécouvrant sous cette nouvelle forme ?
L’idée de réaliser une version acoustique a coïncidé avec le premier anniversaire de l’EP AÉREA. Elle a été conçue comme un support pour permettre à un plus large public de découvrir le groupe. Notre intention est de partager notre processus créatif avec le public. (Jansen)
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