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Skutaê célèbre l’énergie du skate punk et du hardcore dans son premier album live

Après deux ans d’absence, le groupe Skutaê inaugure une nouvelle phase de sa carrière avec *Ao Vivo no Estúdio Eiffe* (Enregistrement en direct au studio Eiffe), leur premier album live. Réunissant l’intégralité de leur discographie en versions studio, ce projet préserve l’intensité caractéristique de leurs concerts tout en révélant de nouvelles nuances du son qu’ils développent depuis 2018. Dans une interview, les membres reviennent sur le processus d’enregistrement, l’importance de capturer l’essence du skate punk et du hardcore, l’expérience de retranscrire l’énergie de la scène sur un album, et leurs projets pour leur prochain album de compositions originales, déjà en production.

« Live at Eiffel Studio » marque le premier enregistrement live de Skutaê depuis deux ans sans nouvelle sortie. Qu’est-ce qui vous a fait penser que c’était le bon moment pour immortaliser l’énergie du groupe ?

Nous sommes actifs depuis 2018. Nous avons encore beaucoup à partager, des chansons déjà écrites, mais cet album est là pour immortaliser notre son sur scène, l’énergie de nos concerts, notre façon de présenter notre musique et de transmettre notre message. Et comme nous prévoyons de sortir un nouvel album prochainement, nous voulions laisser ce disque pour nous et pour tous ceux qui apprécient notre musique en live.

Cet album réunit l’intégralité de la discographie du groupe dans des versions enregistrées en direct en studio. Qu’avez-vous ressenti en revisitant tout ce que vous avez construit depuis 2018 et en transformant ce répertoire en une sorte de panorama de l’histoire du groupe ?

C’est passionnant de voir notre parcours depuis 2018. Huit ans d’existence en tant que groupe, avec différentes versions de nos chansons, des moments de création variés et des enregistrements différents. Pour nous, groupe indépendant, c’est une véritable victoire d’arriver à cet album avec un répertoire qui raconte non seulement notre histoire, mais aussi celle de tout ce qui se cache derrière notre musique.

Vous avez mentionné que Nobru avait laissé au groupe la liberté de trouver leur propre son avant le mixage et le mastering. Quel impact cette liberté a-t-elle eu sur l’identité sonore de l’album ?

Nobru est un véritable magicien du mixage. Il a parfaitement compris nos attentes, nous laissant une totale liberté pour créer notre son. Malgré le bruit, le larsen et même les voix rauques, nous sommes parvenus à obtenir le son que nous utilisons en concert, devenu la signature du groupe.

Skutaê se caractérise par l’intensité du skate punk et du hardcore, mais le studio nous a permis de percevoir des nuances qui auraient pu se perdre dans l’énergie des concerts. Quels détails des morceaux avez-vous redécouverts lors de ce processus ?

En fait, nous sommes arrivés, avons installé le matériel, fait la balance et joué. La différence avec les concerts habituels, c’est que nous avons pu rejouer les morceaux plusieurs fois jusqu’à obtenir le son idéal. Nous étions très satisfaits du résultat.

Cet album a pour but de faire vivre au public une expérience plus proche de celle de vos concerts. Qu’est-ce qui, dans un spectacle de Skutaê, vous tenait le plus à cœur de retranscrire dans cet enregistrement ?

Sans aucun doute, les messages véhiculés par nos chansons. Le message que nous souhaitons transmettre est l’essence même du groupe. Et ce message imprègne aussi bien la musique instrumentale que les paroles ; c’est un tout à livrer, quelque chose qui n’existe pas séparément.

Au-delà du son puissant, vous parlez de défendre le skate punk et le hardcore. Que représentent ces styles pour le groupe, au-delà de la musique ?

Le skateboard, le punk et le hardcore sont indissociables. Pour nous, ils ne font qu’un. Rébellion, protestation, liberté et expression de nos idées à travers la dénonciation des problèmes politiques, sociaux et environnementaux qui entravent le développement collectif de la société, ainsi que la volonté de sensibiliser le public pour susciter des améliorations, dans un souci de bien-être et de respect mutuel, sont au cœur de nos textes. Le skateboard, le punk et le hardcore en font partie intégrante ; le son parle de lui-même. À l’instar d’autres genres musicaux underground qui s’expriment sur ces sujets, nous croyons que le punk et le hardcore peuvent porter notre message à celles et ceux qui s’y reconnaissent.

Le projet comprendra également des clips pour tous les titres, diffusés chaque semaine après la sortie de l’album sur les plateformes de streaming. En quoi l’aspect visuel enrichit-il l’expérience des fans de Skutaê ?

L’enregistrement visuel permet aux gens de se faire une idée de notre énergie en live, tant au niveau du son que de la performance, et c’est aussi une ressource audiovisuelle supplémentaire pour promouvoir le groupe en ligne.

Tout en célébrant ce premier enregistrement live, vous travaillez déjà sur un nouvel album. À l’aube de ce retour, quelle nouvelle étape pour Skutaê se dessine ?

Notre priorité actuelle est le nouvel album, mais grâce à ce concert, nous comptons donner d’autres spectacles dans différentes villes afin de montrer le potentiel de Skutaê et de toucher un public au-delà de São Paulo. Si tout se déroule comme prévu, une fois l’album disponible sur les plateformes de streaming et peut-être même en format physique, nous envisageons d’organiser une tournée de lancement.

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