Le long-métrage porté par Mônica Carvalho, Cat Dantas et Humberto Martins reçoit une ovation debout au 30e Inffinito Brazilian Film Festival
Avant même sa sortie officielle au Brésil, « Deixe-me Viver » commence déjà à construire son parcours international. Après avoir été présenté au Marché du Film de Cannes en mai, le long-métrage réalisé par Walther Neto est arrivé à Miami Beach le soir du 7 septembre pour sa première mondiale au 30e Inffinito Brazilian Film Festival, l’un des festivals les plus importants et les plus traditionnels consacrés au cinéma brésilien à l’étranger.

Organisée au O Cinema South Beach, la séance de la section Panorama affichait complet et s’est terminée sous les applaudissements debout du public. L’équipe présente a pu mesurer l’accueil chaleureux réservé à l’histoire de Júlia et Andrea, interprétées respectivement par Cat Dantas et Mônica Carvalho, lors d’une soirée qui a marqué la première grande rencontre de la production avec le public nord-américain.
Pour Mônica Carvalho, qui interprète Andrea et signe également le scénario et la production du film, ce moment représente une étape particulièrement importante dans son parcours cinématographique.
« Voir ce film arriver à Miami, franchir les frontières et rencontrer un public aussi réceptif est une émotion difficile à traduire. “Deixe-me Viver” est né d’une histoire qui nous a profondément touchés et qui parle de choix, d’amour, de dignité et de la valeur du temps. En tant qu’actrice, scénariste et productrice, vivre ce moment si loin de chez moi et constater que cette histoire trouve également une place dans le cœur de personnes issues d’autres cultures est une immense joie. C’est la confirmation que le cinéma brésilien peut véritablement franchir les frontières lorsqu’il y a de la vérité dans ce que l’on raconte », déclare Mônica Carvalho.
À l’écran, Mônica interprète Andrea, la mère de Júlia, une adolescente de 14 ans atteinte d’un cancer en phase terminale. Lorsqu’elle apprend qu’elle restera hospitalisée jusqu’à la fin de sa vie, Júlia demande à sa mère d’interrompre son traitement et de fuir l’hôpital avec elle. Commence alors pour la mère et la fille un voyage qui aborde des questions telles que l’orthothanasie, la foi, la culpabilité, l’amour, les choix et la dignité.
Le scénario est signé Michele Muniz, Mônica Carvalho et Marcelo Corrêa. La production réunit Yva Filmes, WN Produções, PRH-9 Produções et Krystal Films. Mônica assure la production à travers Yva Filmes, aux côtés du réalisateur Walther Neto et des autres professionnels engagés dans le projet.
Une soirée particulière pour le cinéma brésilien à Miami
La première s’est déroulée dans le cadre du Inffinito Brazilian Film Festival, qui célèbre trois décennies d’existence à travers la diffusion du cinéma brésilien auprès de différents publics internationaux.
Fondé en 1996 par Adriana L. Dutra, Cláudia Dutra et Viviane B. Spinelli, le festival s’est imposé comme un important trait d’union entre le cinéma brésilien et le marché international, avec des éditions et des initiatives organisées dans des villes telles que Miami, New York, Londres, Vancouver, Rome, Madrid, Barcelone, Bogotá, Buenos Aires et Shanghai.
Pour cette édition anniversaire, qui réunit plus de 70 productions brésiliennes et rend hommage à Glória Pires, la programmation bénéficie d’une curatelle exclusivement féminine réunissant plusieurs figures majeures du cinéma et de l’audiovisuel brésiliens.
L’équipe de curatrices est dirigée par Carla Camurati et Letícia Lima, aux côtés de Camila Morgado, Renata Almeida Magalhães, Liliana Kawase, Laura Fernandes et Adriana L. Dutra.
Carla Camurati, l’une des figures essentielles de la « Retomada » du cinéma brésilien, signe également la curatelle et la première internationale du documentaire « Raízes do Sagrado Feminino ». Letícia Lima, actrice, humoriste et réalisatrice également connue pour son travail au sein de Porta dos Fundos, fait partie de l’équipe chargée de sélectionner la programmation.
C’est dans le cadre de cette sélection que « Deixe-me Viver » a trouvé sa place dans la section Panorama, aux côtés de productions telles que « Pequenas Criaturas », « Muito Prazer », de Jorge Furtado, et « Gonzaguinha — Da Maior Liberdade », de Susanna Lira.
Le casting et l’équipe réunis pour la première
Outre Mônica Carvalho et le réalisateur Walther Neto, plusieurs figures importantes du casting et de la production étaient présentes lors de la projection : Cat Dantas, qui interprète Júlia ; Laura Proença, dans le rôle d’Alana ; Fernanda Arraes, dans celui d’Eleonora ; et Swara Sampaio, qui interprète la Dre Veronezzi.
Le coproducteur Rodrigo Salomon, de PRH-9 Produções, ainsi que la productrice exécutive Carolina Brasil, de Krystal Films, ont également assisté à la projection.
La séance a été suivie d’une rencontre avec le public, prolongeant l’expérience du film au-delà de l’écran. La réaction du public, empreinte d’émotion et d’applaudissements, a clôturé une soirée particulièrement importante pour la production brésilienne à Miami.
Tourné à Trancoso, Campinas, Presidente Prudente et São Paulo, « Deixe-me Viver » poursuit désormais son parcours international. Après Cannes et Miami, le long-métrage se prépare à rencontrer le public brésilien, avec sa première nationale prévue le 31 octobre à Trancoso, dans l’État de Bahia.
Le parcours international du film prend une dimension encore plus forte puisqu’il intervient avant sa sortie dans son pays d’origine. De Cannes à Miami, « Deixe-me Viver » commence à rencontrer des publics différents et confirme la capacité du cinéma brésilien à porter des histoires nationales au-delà de ses frontières.
Le 30e Inffinito Brazilian Film Festival se poursuit jusqu’au 12 septembre dans sa programmation en présentiel, organisée dans différents lieux de Miami. Le festival proposera ensuite une sélection mondiale gratuite sur la plateforme Inffinito.Plus, du 13 au 30 septembre.
Pour Mônica Carvalho, qui accompagne ce parcours à plusieurs niveaux, en tant qu’actrice, scénariste et productrice, l’accueil reçu à Miami représente bien plus qu’une première internationale.
C’est la première réponse du public à une histoire née au Brésil, passée par Cannes et qui commence désormais à trouver sa place au-delà des frontières du pays.
Crédit photos : Creative Currency